Le silence Médiatique

Publié le par UDF Pays de Saint Malo

Lorsqu’on est un peu curieux et qu’on s’intéresse de près à l’actualité, on peut constater malheureusement que des choses bizarres se passent au niveau du traitement médiatique de certaines informations en France.

En effet, ces dernières semaines on a pu lire ou voir dans certains médias, la plupart du temps indépendants et étrangers, des faits comme l’interview de Nicolas Sarkozy par une télévision américaine et ne souhaitant pas répondre à une question, il a quitté le plateau en colère. Pourquoi les grands médias (TF1, radios périphériques..) n’ont il pas traité cette affaire ? Parce que cela dérangeait leur ligne éditoriale ?

De même, pourquoi n’a t-on pas pu lire ou voire dans nos grands médias du quotidien les propos du même Nicolas Sarkozy lors de sa tournée Africaine et au cours de laquelle il a tenu des propos soit erronés en terme historique ou géographique soit dangereux pour la suite car très colonialistes dans l’esprit ?

Par ailleurs, pourquoi les journaux télévisés de grande écoute ne reprennent pas des dépêches AFP ou autres qui sont accessibles (www.yahoo.fr/actualités) sur Internet comme les déclarations « off » du Premier Ministre François Fillon, il y a quelques jours, après  son interview sur Europe 1 dans lesquelles il critique ouvertement le Président en lui reprochant d’être partout à la fois et de l’empêcher de se déplacer en tant que Premier Ministre. Est ce si gênant pour les rédactions ou plutôt pour les dirigeants de ces rédactions très souvent proches du Pouvoir ?

Tant d’autres exemples pourraient illustrer ce silence médiatique. Cette situation devient inquiétante car au comportement Bonapartiste et omniprésent du Président de la république depuis son élection aucun contre pouvoir ne peut s’exercer faute de traitement médiatique suffisant. Les défauts et erreurs du Pouvoir en place sont trop souvent mis sous silence. Ceci devient étouffant , menaçant et les prochains mois risquent de se compliquer.

L’urgence de la pluralité et de l’indépendance des médias est plus que jamais d’actualité car les citoyens ont le droit d’accéder librement à une information diversifiée, critique et traitant toutes les informations mêmes les plus dérangeantes pour les dirigeants. C’est un véritable défi pour la France car sans cela on ne dit pas tout aux français, un leur ment par omission et la démocratie française n’est pas pleinement assurée.
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P
Et oui, Bruno,<br /> je suis bien d\\\'accord avec toi.  Le paysage médiatique semble bien mal en point.  Le rachat des "échos"  par le plus riche de nos concitoyens poursuit l\\\'hecatombe.<br /> Seuls quelques journaux comme Marianne osent encore tenir tête à notre mégalo président. On a à peine entendu parler de la fantastique augmentation qu\\\'il vient de s\\\'attribuer, quelques semaines à peine après que son  1er ministre Fillon déclare que le pays est en faillite... Nul ne sera surpris si dans quelques mois, la première action des municipalités UMP  est de s\\\'attribuer une mirifique augmentation d\\\'indemnités.<br /> Quelle indécence, quel mépris! <br /> Les français ont été abusés, ils commencent à en prendre conscience. Il faudra ramer pour qu\\\'ils retrouvent confiance dans leurs leaders après cette aventure.<br /> C\\\'est à cet instant que le besoin du Mouvement Démocrate se fait sentir.<br /> Il faut y croire, il faut le faire vivre, car lui seul pourra "réparer" les désillusions et rétablir les finances publiques.<br />  
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B
Pour Pascal Blanchard, chercheur au CNRS et spécialiste de la colonisation, « Ce discours  (de Dakar) est plus colonialiste que raciste.» Un discours prenant à la fois acte des erreurs passées mais sur un ton finalement assez paternaliste… un discours, surtout, aux références datées. Jean-François Probst, légende de la chiraquie qui a connu l'ère Foccart, du temps du conseilleur de de Gaulle aux Affaires africaines et malgaches, se moque : « Guaino a peut-être voulu faire du Jaurès, mais il a fait du Desroulèdes ». A l'écouter, le discours pèche finalement plus par ignorance que par idéologie. Son analyse rejoint ainsi celle d'un journaliste spécialisé, Antoine Glaser, directeur deLa Lettre du continent,, qui est frappé par l' « anachronisme » de cette allocution : « Tous ces débats sur la repentance ou le racisme nous parlent d'un autre temps. Aujourd'hui, que ce soit la Chine, à la recherche de nouveaux marchés et de matières premières, les Etat-Unis pour le pétrole, Dubaï, les pays du Golf, le Brésil ou même l'Allemagne, tout le monde se tourne vers l'Afrique. Avec Chirac, la France a voulu se faire croire qu'elle pouvait garder sous cloche le pré-carré françafricain. Mais les caisses sont vides, ces relations sont caduques. L'Afrique évolue sans la France, pas seulement dans l'Histoire mais dans l'économie mondialisée. » Reste à savoir comment la France de Sarkozy compte s'y prendre pour raccrocher les wagons plus concrètement qu'en s'enferrant, sur un ton moralisateur, dans des querelles idéologiques dépassées. . C'est dommage. Car à écumer les références qui vont de Desroulèdes à Maurras en passant par Houphouët Boigny et Foccard, la France qui polémique autour de Dakar semble tellement obnubilée par sa propre Histoire qu'on en vient à craindre qu'elle ne devienne une puissance du passé. <br /> Sans parler dans son discours de confusion de noms et d'erreurs géographiques sur l'Afrique...
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M
Bonjour,<br /> Pouvez-vous résumer les propos de Sarkosy sur l'Afrique et ce qu'il fallait dire ou pas dire?<br /> Cordialement
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